Homophobie chez les jeunes, il faut dialoguer

| 21 avril 2015 | 9 commentaires
SOS homophobie, une association qui vient en aide aux jeunes.

SOS homophobie, une association qui vient en aide aux jeunes.

L’homophobie chez les jeunes, cela commence tôt ! Des mots blessants, qui ont un sens, qui sortent à tout bout de champ destiné à faire du mal. Dans les collèges et lieux fréquentés par les jeunes, c’est chose courante, voilà pourquoi il est nécessaire de faire comprendre à cette tranche d’âge que les mots ont un sens et peuvent faire très mal, et que les conséquences peuvent être irréversibles.

SOS homophobie intervient

SOS homophobie, association agréée par le ministère de L’Éducation nationale, met tout en œuvre afin de faire comprendre aux jeunes qui fréquentent les établissements scolaires qu’insulter son camarade de « tapette », de « travelo », de « gouine », peut être ressenti comme une injure très blessante. Les mots que surveillants et professeurs entendent quotidiennement dans les cours de récréation, ou encore dans les couloirs, gymnases et malheureusement, parfois en salle de cours, ressemblent bien souvent à la réalité suivante : « Grosse salope, sale gouine, t’as chaussures de tapette, tu chiales comme une gonzesse… »
Pour faire comprendre aux collégiens que ces mots-là, entre autres, ont un sens, l’association a une méthode qui peut convaincre et faire réagir les jeunes.

Voici à quoi ressemble une intervention type de SOS homophobie, face à des élèves qui sont en classe de troisième, sans cibler une zone précise de France.

SOS homophobie débute par la présentation de l’association et annonce son objectif : les choses sont dites clairement. Les élèves rassurés, on leur explique le sens du mot phobie, et ils peuvent ensuite participer. On invite ceux qui  le désirent à reporter au tableau les insultes les plus utilisées, les plus entendues, celles utilisées pour les garçons, puis celles pour les filles. Le tableau noir rempli est suffisamment explicite, chacun peut s’apercevoir de la gravité et du sens de ces mots-là.

Les insultes envers les garçons tendent à les féminiser tandis que ceux distribués aux filles vont dans un sens dégradant, niant à la fois leur humanité et, parfois, leur dignité.
Le tableau des insultes comporte aussi une rangée qui est destinée aux propos homophobes. Là, on retrouve des mots tels que « broute minou », « gros enculé » ou encore « lopette », « pédé », « sale gouine ». C’est prouvé, lorsque un jeune insulte l’autre, c’est sur la base de mots humiliants qui se référent à l’instinct sexuel.

La méthode de SOS homophobie a pour but de faire assimiler aux élèves que les mots ont un sens parfois très blessant. Que l’insulte soit lancée en classe ou ailleurs, c’est toujours l’orientation sexuelle qui est attaquée.

Les élèves finissent par comprendre que les mots qu’ils utilisent au quotidien pour insulter l’autre sont blessants, et quand bien même ils sont parfois utilisés de façon humoristique, celui qui reçoit l’insulte ne l’interprète pas forcément de la même façon. Ce que les élèves retiennent après l’intervention de SOS homophobie, c’est que les insultes qui, jusque-là, n’avaient pas de sens particulier, peuvent se révéler parfois plus durs que les violences physiques.

Une fois que les élèves ont compris cela, SOS homophobie conclut en prenant des exemples de personnes LGBT, et rappelle aussi les lois existantes contre les discriminations en tout genre. L’association met l’accent sur le fait qu’être gay ne nuit en rien en la citoyenneté, et que gays comme hétéros restent libres et égaux.
À ce moment-là, l’association invite chaque élève à penser à leurs connaissances gays, lesbiennes, trans : un ami, un voisin, un camarade des parents. Après cela, elle leur demande d’imaginer leur réaction s’ils utilisaient un des mots de la liste face à eux. Comment se sentiraient-ils ? Blessés, humiliés ?

Dialoguer est important

Il est important, pour SOS homophobie de faire comprendre aux enfants dès leur plus jeune âge ce qu’est l’égalité, et le pouvoir des mots. Mais en dehors des paroles des intervenants de l’association, parents, grands frères et autres adultes, devraient eux aussi expliquer, converser avec les plus jeunes, afin de leur faire prendre conscience que la discrimination est un acte qui peut préjudicier gravement un être humain. Aucune distinction ne doit être faite sur la base d’une couleur de peau, d’une religion, pas plus que sur une orientation sexuelle. Les interventions de SOS homophobie sont très directes, mais le but est de faire réfléchir afin de faire avancer les mentalités. En général, cela porte ses fruits !

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A propos de l'auteur ()

Je suis un jeune développeur web & référenceur passionné par le monde du web. En 2006, j'ai crée TonGay.com, un site de rencontre gay entièrement gratuit pour permettre à la communauté LGBT (gay, lesbienne, bi et trans) de pouvoir discuter et se rencontrer en toute liberté. Aujourd'hui, je vous propose ce nouveau blog pour vous informer et vous conseiller en abordant l'actualité gay, en publiant les témoignages des membres du site et en rédigeant des articles sur les sujets qui vous intéressent.

Commentaires (9)

  1. fredy974 dit :

    Je suis noir, gay, musulman et handicapé, c’est grave docteur?

  2. jeremy dit :

    L’homophobie dans le milieu scolaire peut vraiment être dangereuse bravo à cette asso qui vient en aide aux jeunes (comme moi ^^). Je trouve personnellement que l’on ne parle pas assez de l’homophobie à l’école et que certains propos tenus dans l’enceinte des salles de classe sont peu voire pas réprimés ce qui laisse libre cours à la haine mais ça c’est mon humble avis ;)

  3. Anthony dit :

    J’ai beaucoup souffert de propos homophobes de la primaire jusqu’à l’armée ( engagé ), j’ai 34 ans aujourd’hui et il faut que les homosexuels disent leurs orientations sexuelles le plus tôt possible. J’ai fait plusieurs tentatives de suicide car je croyais être différent des autres. Avec un site comme celui-ci et bien d’autres encore, on peut éviter les dégâts causés par ces propos qui m’ont fait faire de telles choses. Alors pour éviter de perdre son enfant, son Ami(e)s bref les personnes qui vous tiennent à coeur et qui vous aimes aussi, parlez et aimez les sans que vos esprits se fixent sur la sexualité mais sur le coeur et l’intérieur de la personne ! Les dégâts seront plus faibles et surtout que la personne n’en vienne pas aux suicides à répétition ! Parler et écouter n’engage pas une relation sous entendue mais le respect dont toutes personnes a droit. Et qui sait, peut-être qu’une amitié se fera et c’est bien mieux et plus fort que la haine.

  4. bouiblui dit :

    Bonjour je suis gay j’ai souffert a l’école pui au collège et dans ma vie professionnelle ou des port se sont fermés a causse de mon coté gay dans ma famille c’est pire mes bon aujourd’hui j’ai 27 ans et le combat continue tous les jour

  5. bracelet fantaisie dit :

    Bonjour,

    Eh oui malheureusement c’est pas facile tous les jours.

    Le post aussi de ceux qui ont eu des problèmes à la piscine est aussi affligeant.

    Seulement voilà, maintenant le mariage pour tous est en activité, les mentalité vont changer petit à petit. C’est surtout vers la jeunesse qu’il faut se tourner ! Cette assoc fait quelques choses d’important.

    Ca dépend beaucoup de la mentalité des parents, si les parents sont open, les enfants le seront aussi et accepteront de suite l’homosexualité.

    Bref un combat de tous les jours, mais dans 20 ans, tout ceci sera de l’histoire ancienne à mon humble avis.

  6. denis dit :

    Si ça commence aussi jeune c’est aussi et surtout la faute des parents, tout comme une mauvaise éducation, tout part de là…

  7. eric.didierFab dit :

    Je découvre ton blog par hasard et il est magnifique

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