Arrestations de lesbiennes au Sénégal

| 24 février 2014 | aucun commentaire
Cinq lesbiennes arretées au sénégal

Cinq lesbiennes arretées au sénégal

Le Sénégal a pris des engagements au niveau international en ce qui concerne les homosexuels, mais on pourrait dire, vu la succession des arrestations de lesbiennes et homos, que le pays renie ses engagements, sans en avoir peur.

L’arrestation de cinq filles au Sénégal

Cinq amies se sont données rendez-vous pour fêter l’anniversaire d’une d’entre elles, personne ne savait que celui-ci se terminerait en prison.
Il s’agissait pour les 5 filles de fêter un anniversaire, ensemble, donc ses cinq copines se sont réunies et ont décidé de leur lieu de fête, un bar-piano qu’elles avaient pour habitude de fréquenter, elles s’amusent et profitent de la soirée, mais voilà leur réputation de lesbiennes, à été la cause de leur arrestation. Cela s’est passé dans le quartier du Grand-Yoff qui se situe à Dakar. À ce qu’il parait les habitants non loin du bar, auraient appelé la Sûreté urbaine de la Police centrale de Dakar, qui est venue pour les arrêter. Mais on n’arrête pas quelqu’un sur le simple fait que l’on fête un anniversaire ? Cela est vrai nous sommes libres de faire la fête, et le seul fait qui pourrait conduire à une arrestation serait le mauvais comportement dérangeant autrui, ou quelque chose du genre. C’est justement sur quoi le voisinage s’est basé afin de voir la police embarquer les 5 jeunes filles, ils auraient mis en avant le fait que les filles se soient livré à des actes contre-nature. Est-ce vrai ? Ou ceci sort de la méchanceté du peuple qui veut à tout prix incarcérer les lesbiennes et homosexuels se trouvant sur le territoire ? Si l’on croit les jeunes filles, elles-mêmes, il n’y aurait eu, de leur part, aucune scène déplacée, lors de la dite soirée, elles ont été dénoncées sur le simple fait de leurs préférences sexuelles. En tous les cas, et lorsque l’on sait que la loi sénégalaise punie, sévèrement, ceux qui se livrent à des actes contre-nature en public, notamment les lesbiennes et les homosexuels, les cinq filles pourraient se trouver derrière les barreaux pour longtemps. Oui, elles affirment toutes, préférer les filles, sexuellement, mais toutes affirment aussi, qu’aucune d’entre elles ne s’est embrassée ni touchée pendant toute la soirée.

Ce que dit l’organisation des droits de l’homme, à propos de cette affaire

Pour les organisations des droits de l’homme, une chose est évidente, le Sénégal ne respecte pas les engagements pris au niveau international, on s’aperçoit depuis trop longtemps, déjà, que les forces de l’ordre procèdent à des arrestations sans scrupules notamment avec la communauté lesbienne et gay du pays. Sur ce point, le Sénégal affirme que les arrestations ne sont pas basées sur ce point, mais, sur les faits provoqués par ces personnes. Pour Seydi Gassama d’Amnesty International, il s’agit surtout d’un excès de zèle de la part des forces de l’ordre du Sénégal, rien à voir donc, avec les préférences sexuelles de personnes arrêtées. Pourtant, quasi quotidiennement, les journaux relatent des faits d’arrestations impliquant la communauté gay.
Concernant l’affaire des cinq fêtards, oui certes, elles peuvent être lesbiennes, mais personne ne les à vue entrain s’adonner à des actes contre-nature, en public. Si cela n’a pas été confirmé, pourquoi a-t-on décidé de les arrêter ? L’excès de zèle ?

Pour certaines organisations, il faudrait que l’État Sénégalais réagisse, il est temps de dire vrai et assumer la répression, bien visible, contre les gays dans le pays.
Puis l’avis des habitants qui va, dans la plupart du temps, contre les homosexuels, oui, ils veulent à tout prix se débarrasser ou pire, si l’on peut se permettre, punir, les personnes gays, en les envoyant en prison, il ne faudrait pas que cela rentre dans les options de l’État, car les engagements pris au niveau international, ne vont pas dans ce sens.

Dans cette affaire, qui pourrait se terminer comme tant d’autres au Sénégal, il faut dire que tous ont eu une surprise de taille à commencer par le propriétaire du bar qui a été condamné à une fermeture de son établissement pendant une durée de six mois. Certains riverains dénoncent les pratiques homosexuelles qui se déroulent depuis trop longtemps dans son intérieur. La suite de cette affaire se déroulera devant le maître des poursuites, qui décidera du sort des cinq filles.

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A propos de l'auteur ()

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