Lesbienne : se protéger lors de pratiques sexuelles

| 18 avril 2013 | 6 commentaires
Lesbienne : se protéger lors de pratiques sexuelles

Lesbienne : se protéger lors de pratiques sexuelles

Se protéger lors d’une pratique sexuelle avec sa partenaire quand on est lesbienne est bien complexe, pourtant il existe quelques solutions. A contrario de l’univers des lesbiennes, les gays semblent avoir plus de possibilités en matière de protection lors d’un rapport sexuel et cela semble pour beaucoup, une chose plus simple. Il est vrai qu’au premier abord, on pourrait s’imaginer ce fait, surtout au vu des propos et interrogations de différentes personnes sur le sujet. Toutefois, même si les protections semblent être moins importantes pour les lesbiennes, il en existe ! Il paraissait donc intéressant de se pencher sur le sujet, mais surtout, d’avoir vos avis et conseils.

« Lesbienne : se protéger pendant l’acte sexuel »

Un sujet qui peut sembler idiot, mais nombre de filles, femmes et personnes doivent malgré tout s’interroger et le fait d’en parler pourra probablement aider les gens n’ayant pas d’informations concernant les éventuelles protections disponibles lors d’un acte sexuel. Vous allez vite constater les aprioris, mais aussi, le manque de connaissances de certaines personnes. Effectivement, pour les hétéros, c’est chose plutôt aisée d’un point de vue morphologique, encore faut-il que cela soit appliqué, bien entendu. Pour les gays, le scénario est similaire, aurons-nous tendance à penser. Mais, quand on est lesbienne, comment faire ?

Grande fut la surprise, en entendant certains propos de type : « Les lesbiennes ? Elles n’ont pas besoin de protections, à moins qu’elles pratiquent les rapports bucco-génitaux… », signifiant probablement qu’une lesbienne n’est pas recours à la pénétration. Or, les jouets érotiques existent, aussi bien pour les hétéros, les gays, mais aussi les lesbiennes. Le partage du jouet érotique peut certainement arriver quelques fois lors d’un rapport amoureux. Fort heureusement, cette allusion ne revenait pas tout le temps. Même si au fond, ils en avaient probablement conscience, c’est souvent « le partage » qui semblait être oubli. Ainsi, nous entrons dans le vif du sujet en présentant quelques protections parfois peu connues.

Lors d’un rapport bucco-génital :

La digue dentaire semble être une des protections envisageables. Certes, certains penseront que le procédé est quelque peu « spécial », pas très pratique ou encore, disgracieux, mais il était toutefois important de le signaler. Cette protection est disponible dans les magasins spécialisés dans les jeux érotiques, ou encore, en pharmacie. À vous d’opter pour le plus « adoptable ».

Il est aussi à noter que pour éviter de nombreux problèmes, la pratique bucco-génitale se doit de posséder un ordre important. Effectivement, il est préférable de réserver la pratique anale en dernier lieu pour éviter de « transporter » des éléments vers la partie fragile vaginale.

Lors de la pénétration :

Le préservatif masculin, ou le préservatif féminin seront « l’arme absolue », même s’il s’agit d’un jouet érotique, et surtout, si un partage devait être réalisé. Une protection identique à toutes les orientations, de ce fait.

Lors d’un baiser langoureux :

Théoriquement, sauf erreur, lors d’un baiser (même très langoureux), le risque est quasi nul en ce qui concerne la transmission du sida (source : medsource.fr), mais par prudence, il est recommandé de bien s’assurer qu’aucun saignement buccal ne soit détecté. D’autant qu’il existe très certainement d’autres contaminations possibles. Malheureusement, aucune protection ne semble exister pour un simple baiser érotique, si ce n’est la digue dentaire, mais, bien difficile d’envisager ce scénario, non ?

Pour les caresses :

Là encore, sauf erreur, même si la caresse venait jusqu’aux parties intimes, le risque de contracter le sida est quasi nul, sauf dans le cas, bien entendu, d’une éventuelle blessure (sang) aux mains ou à la partie du corps servant de support. Toutefois, attention : les caresses impliquant les deux parties génitales des deux femmes demanderaient probablement une protection éventuelle, soit, le préservatif féminin, restant le plus évident dans cette pratique. D’autant, encore une fois, qu’il serait tout à fait possible de transmettre d’autres infections éventuelles ! Cela vous paraitra encore une fois idiot, mais il est évident qu’une hygiène parfaite est recommandée, que cela soit le nettoyage des mains ou toutes autres parties du corps (sans entrer dans les détails, car il existe une multitude de pratiques).

Le couple, l’assurance d’une non-transmission !

Certains prétendent que le couple est LA solution aux remèdes des protections, et ce, toutes orientations confondues. Or, sauf erreur, au vu des statistiques sur « l’adultère »(terme rapide pour faire simple), il est bon d’être plutôt raisonné et raisonnable. Malgré tout, il est vrai que le couple restera un élément important, selon plusieurs critères, mais le sujet est bien trop complexe. Car, même avec tous les critères réunis (confiance, tests cliniques; longévité du couple…), les facteurs sont trop aléatoires à gérer. Imaginez que vous effectuiez un test clinique pour déceler vos éventuelles maladies à tous les deux, et ce, à date X, et que le lendemain, pas de chance, l’un de vous venait à tromper l’autre… Malgré tout, selon certains critères, d’où ma remarque sur la complexité du sujet, nous pouvons probablement dire que LE COUPLE, reste une « petite protection » à condition d’être certains que vous êtes toutes (ou tous) les deux engagées très sérieusement à ne pas « vous tuer » et « tuer » l’autre par vos actions.

N’oubliez jamais, le risque, même minime, existe bien…

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A propos de l'auteur ()

Je suis un jeune développeur web & référenceur passionné par le monde du web. En 2006, j'ai crée TonGay.com, un site de rencontre gay entièrement gratuit pour permettre à la communauté LGBT (gay, lesbienne, bi et trans) de pouvoir discuter et se rencontrer en toute liberté. Aujourd'hui, je vous propose ce nouveau blog pour vous informer et vous conseiller en abordant l'actualité gay, en publiant les témoignages des membres du site et en rédigeant des articles sur les sujets qui vous intéressent.

Commentaires (6)

  1. Marc.devincennes dit :

    Merci David

  2. Marc.devincennes dit :

    Je te remercie de cet article très intéressant.
    Je veux juste rappeler que lors d’un baiser langoureux ou lors de caresses, le risque de transmission n’est pas quasi nul mais il est TOTALEMENT nul. Le contact avec la salive ne permet aucune transmission de virus, et il en est de même pour le contact peau à peau.

    Ce qui peut transmettre le virus, rappelons-le:
    – le contact de muqueuse à muqueuse (sauf bouche et bouche)
    – le sang
    – le sperme (y compris le liquide séminale)
    – les sécrétions vaginales

    Bons baisers langoureux à vous tous ;-)

    Marc

  3. Il est toujours bon de rappeler les règles essentielles pour se protéger soi et ses partenaires.
    Car il semblerai qu’il existe un relâchement dans la vigilance de la lutte contre le SIDA dans les franges de la population jeunes.

  4. Larissa dit :

    Si certains pensent que les lesbiennes n’ont pas besoin de se protéger, ils se trompent. Outre le fait de se servir d’un préservatif lors de l’utilisation d’un gode, on fait attention aux caresses et à d’autres pratiques.

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