L’homophobie à l’école : du nouveau

| 30 mars 2013 | 3 commentaires
Pas facile d'être lesbienne ou gay quand on est à l'école

Pas facile d’être lesbienne ou gay quand on est à l’école

L’homophobie à l’école, une avancée dans ce domaine est-elle envisageable ? Il semblerait que ce soit le cas, car les problèmes rencontrés par les étudiants semblent commencer à intéresser les politiques. Après l’article « L’homosexualité à l’école » rédigé dans les débuts du blog, où il était justement mentionnés les difficultés de l’homosexualité et son intégration dans ces lieux, il est donc intéressant de suivre se sujet et de constater que les choses avancent dans le bon sens. Nous allons donc découvrir ensemble que le sujet de l’homosexualité actuellement sous le feu des projecteurs sert petit à petit à faire évoluer malgré tout, quelque peu, les mentalités.

L’école, une galère pour certains homosexuels

Comme il était mentionné dans le dernier article sur le sujet, où nous n’allons pas revenir sans cesse, les adolescents, déjà bien « perturbés » par une multitude de problèmes, interrogations et bien d’autres soucis, pouvaient parfois devenir la cible de leurs camarades dans le cas d’une homosexualité révélée ou soupçonnée.

Afin de résumer rapidement, l’article spécifiait que le contexte, la région, la culture, les évènements, les mentalités, mais aussi parfois, l’éducation des parents et leurs visions « avalées » de gré ou de force par leurs enfants, faisaient parfois de l’école un véritable enfer sur terre, poussant quelques fois, dans certains cas, jusqu’au suicide les adolescents « bousculés » par des individus de l’enceinte scolaire.

L’homophobie à l’école, bientôt du passé ?

Eh bien… aussi triste que cela puisse l’être pour votre petit rédacteur, nous pourrions donc dire que l’article deviendra peut-être, avec de l’espoir, totalement dénué de sens et totalement inutile, puisque les autorités ont pour objectif de se pencher sur le problème de l’homophobie à l’école. Dans un sens et en toute sincérité… tant mieux si mon ancien article passe à la poubelle ^^

De fait, le mardi 26 février, des personnes de l’éducation nationale ont dévoilé leurs désirs de lutte contre les violences en milieu scolaire en prévoyant des mesures contre l’homophobie à l’école. Ce plan a fait suite aux objectifs décrits et proposés par Najat Vallaud-Belkacem au mois de décembre 2012. Une avancée ? Très certainement, mais, quand est-il concrètement ?

À vrai dire, de là à crier victoire, il y a encore bien du travail, car ce sujet épineux sera bien difficile à intégrer dans les programmes scolaires où certains éducateurs précurseurs dans ce domaine ont parfois, semble-t-il, été confrontés à quelques insultes par quelques « jeunes homophobes ». Effectivement, les premiers tests, bien que dans l’ensemble plutôt positifs, ont tout de même révélé quelques « accrochages verbaux » avec les plus réticents. La constatation a été évidente pour Éric Debarbieux, personnalité très impliquée contre la violence à l’école : un manque cruel d’outil pédagogique se fait ressentir, selon ses propos.

Les éducateurs désireux de travailler à ce phénomène de violence afin de l’endiguer sont bien désarmés face à certaines visions bien ancrées dans la tête de certaines jeunes personnes. Déjà bien « déboussolés » par la violence pouvant être adulée du terme « traditionnelle », ils vont maintenant devoir faire face à un autre problème complexe qu’est l’acceptation de l’homosexualité à l’école. Un combat qui s’annonce bien difficile pour tous ces gens qui tentent d’inculquer la tolérance et le respect des convictions de chacun.

Concrètement, le projet n’en est qu’aux prémices d’un long parcours, et l’avancée dans ce domaine ne s’annonce pas simple. Toutefois, les faits sont là, et c’est probablement une chose positive permettant d’espérer un avenir meilleur pour les enfants, mais aussi pour l’homosexualité à l’école. Comme le dit si bien le ministère, il s’agit là que d’un point étape. Quant à la délégation chargée de ce dossier, elle reste prudente en mentionnant que cette action devra certainement être menée via une campagne permanente, tout comme le font les pays du nord, notamment la Finlande, par exemple.

Le débat autour de l’acceptation de l’homosexualité à l’école va bon train suite à la lettre de Vincent Peillon suscitant bien des réactions, où il mentionnait qu’il souhaitait s’appuyer sur « la jeunesse » pour faire changer les mentalités. Certains y voient dans ses propos et ses écrits en général, des termes choquants, pouvant sous-entendre que l’état deviendrait au fil du temps le seul détenteur de la vérité… La question se veut simple : est-ce le rôle de l’état ? La réponse est certainement bien complexe…

Qui peut agir pour la sécurité des enfants ? Qui peut aller à l’encontre des visions homophobes quand les mentalités refusent d’évoluer et parfois, d’agir ? N’est-ce pas légitime que quelqu’un sorte les mains des poches ? À vous d’en juger ! Que cela soit pour des intérêts politiques ou pour le bien des enfants, au moins, nous pourrions peut-être prétendre que le gouvernement agit dans l’optique d’endiguer une violence montante.

Affaire à suivre…

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A propos de l'auteur ()

Je suis un jeune développeur web & référenceur passionné par le monde du web. En 2006, j'ai crée TonGay.com, un site de rencontre gay entièrement gratuit pour permettre à la communauté LGBT (gay, lesbienne, bi et trans) de pouvoir discuter et se rencontrer en toute liberté. Aujourd'hui, je vous propose ce nouveau blog pour vous informer et vous conseiller en abordant l'actualité gay, en publiant les témoignages des membres du site et en rédigeant des articles sur les sujets qui vous intéressent.

Commentaires (3)

  1. gab dit :

    Jolie traité sur l’homophobie à l’école qui quoi qu’on en dise diminue de plus en plus.

  2. Zakia dit :

    Je suis contre la violence. Et je pense que la solution réside au niveau de la patience car ce n’est pas facile de s’imposer avec des conduites qui s’avèrent différentes des coutumes.

  3. Sarah dit :

    Salut,
    Voila un sujet tabou. Nous somme tous contre la violance, mais la réalité c est l’école une galère pour la pluspart des homosexuels. Je pense que la solution n est pas facile.
    Amicalement.

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